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Gozo, avec ses 68 km², est une entité géographique et historique différentes de celles de Malte.

Ce peuple de pêcheurs et d’agriculteurs a souvent été qualifié d’austère, réservé et même un peu têtu. Les paysages sont verdoyants, et les collines ainsi que les côtes sont sauvages.
Les fêtes villageoises y sont particulièrement exubérantes.
Arriver à Gozo
Pour arriver à Gozo depuis la Valette, on passe devant Comino, un îlot rocheux de 2,5 km², où poussent de rares pins et mimosas, et qui doit son nom au cumin, épice autrefois cultivée dans l’île. Aujourd’hui, la population sur Comino ne dépasse pas une dizaine de personnes, auxquelles s’ajoutent en saison les résidents des deux hôtels. Les eaux remarquablement limpides, entre celles du lagon Bleu, attirent de nombreux amateurs de plongée sous-marine.
L’arrivée à Gozo se fait souvent par le petit port de Mgarr, dominé par la dernière forteresse construite par les chevaliers, le Fort Chambray, qui n’est pas visitable.
Victoria
De son ancien nom « Rabat « , Victoria est la principale ville de Gozo, avec ses 6500 habitants.
Elle a été rebaptisée en 1897 pour commémorer les 60 ans de règne de la reine Victoria. Tant par les fortifications de sa citadelle que par sa position sur un haut plateau au cœur de l’île, cette cité habitée depuis l’époque romaine fait songer à Mdina.
S’il ne subsiste aucun vestige de cette période, la citadelle ou  » Gran Castello  » témoigne des terribles incursions turques dans l’île. Ainsi, en 1551, les troupes de Sinan Pacha et de Dragut prirent d’assaut la citadelle et emmenèrent en captivité environ 7000 Gozitains pour les vendre en esclaves.
Après l’ascension du  » Castle Hill  » qui conduit à la citadelle, se dresse la cathédrale, un élégant édifice de style baroque construit entre 1697 et 1711.
Sur le plafond plat, une peinture en trompe l’œil suggère avec beaucoup d’habilité la présence d’une coupole. On remarquera également les pierres tombales en marbre du sol et leurs décorations souvent macabres. Le musée de la cathédrale abrite une collection d’objets religieux. La citadelle abrite également le Musée folklorique qui contient des costumes et des outils agricoles et qui retrace la vie quotidienne des Maltais depuis plusieurs siècles. Aux abords de la cathédrale se trouve le Musée de Gozo renfermant entre autre les vestiges préhistoriques découverts dans les différents sites de l’île et particulièrement à Ggantija. Dans l’artère principale de Victoria ont lieu le 18 juillet (fête de Saint Georges) des courses réputées de chevaux, d’ânes et de mulets.
Les temples préhistoriques de Ggantija
Situés à la périphérie du gros bourg de Xaghra ces deux temples forment l’ensemble mégalithique le plus complet et le mieux conservé de l’île.
Connus depuis le XVIIIème siècle, ils ne furent véritablement mis à jour qu’à partir de 1828. Par la suite, les travaux se sont poursuivis et les dernières fouilles remontent à 1953. Le terme de Ggantija signifie  » tour des géants « . Enormes dalles dressées, ces murs de 6m gardent dans le paysage une puissance mystérieuse.
Le mieux conservé des 2 temples, est le plus vaste. Il comportait à l’origine cinq salles. Certains murs internes portent la trace d’inscriptions. En entrant, sur la gauche, on note la présence de pierres sphériques qui servaient vraisemblablement à transporter les énormes dalles dont le poids dépasse parfois les 50 tonnes. On y trouve également un récipient rectangulaires qui servait à la purification, et des restes d’autels en pierre, utilisés notamment lors des sacrifices d’animaux. On estime que la date de construction des 2 temples remonte à 2800-2600 avant J.-C.
Toute la région de Xaghra a dû être habitée à l’époque préhistorique, comme en témoigne, entre autres, un dolmen en ruine sur l’éperon central du versant Nord. Près de Xaghra, on peut visiter également un moulin et 2 cavernes dont celle de Ninus qui est décorée de dessins préhistoriques.
Dwejra Bay
Non loin de cette localité se trouvent trois curiosités touristiques et géographiques :
– La mer intérieure : en cet endroit, la mer pénétrant par une ouverture naturelle a formé un petit lagon surnommé Inland Sea. La vue sur la côte y est très belle.
– Le Fungus Rock : un roc isolé surgit des flots et ferme l’entrée de Dwejra Bay. Sur ce rocher pousse un champignon considéré comme rare, le Cynomorium coccinum, utilisé autrefois dans le traitement des dysenteries et des hémorragies. Longtemps, la récolte en a été réservée à l’Ordre. Le Grand Maître Pinto, quelque peu alchimiste et qui croyait aux vertus universelles de ce champignon (certains le prétendaient même aphrodisiaque), avait fait bâtir une tour sur le rivage, en 1651 pour décourager les contrebandiers.
– L’Azur Window : la fenêtre d’azur forme sur la mer une monumentale arche naturelle. En s’y engouffrant, l’eau dessine un petit lagon dont la limpidité ravit les amateurs de plongée. Dans la baie, des barques de pêcheurs peuvent conduire au pied de l’arche. Les falaises environnantes composent un paysage maritime particulièrement sauvage.
Grotte de Calypso
A Gozo, on trouve la grotte dite de Calypso, endroit qui aurait abrité les amours de la nymphe avec Ulysse.
Xlendi
Xlendi est un charmant petit village situé dans un site naturel au fond d’une longue crique étroite, cerné par deux hauts éperons rocheux et protégés par une tour de guet bâtie en 1658.

 

 

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Histoire de Gozo

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