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Le Sahara (de l’arabe, Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 8,5 millions de km2. Il traverse l’Afrique de l’Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerrannée au sud du tropique du Cancer et s’étend sur 10 pays : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie.

 

Le paradoxe est qu’on estime que le Sahara pourrait être une des plus grandes réserves d’eau douce du monde, avec une nappe qui pourrait alimenter tout le territoire pendant 300.000 ans. Malheureusement, elle n’apparaît que de manière résiduelle, circulant sous le sable et les oueds, à de très grandes profondeurs. Les principaux points d’eau du Sahara sont le lac Tchad, les lacs d’Oubari, la guelta d’Archeï, les lacs de Tozeur, …

 

Le Sahara offre des paysages contrastés : à côté des vastes étendues de dunes de sable, il y a des amas encore plus grands de cailloux et de pierres, d’immenses hauts plateaux et des montagnes très élevées qui côtoient des dépressions descendant au-dessous du niveau de la mer.

L’oasis n’est pas une île de végétation qui naît spontanément autour d’une source en plein désert, c’est une création de l’homme : l’oasis d’erg est une vaste cuvette creusé par l’homme à l’intérieur d’une dune artificielle, les oasis d’oued sont fréquentes dans les vallées qui descendent des montagnes, là où l’on peut recueillir la pluie tombée sur les montagnes et celle qui a été filtrée jusqu’à la nappe phréatique, l’oasis de sebkha est alimentée en eau par un réseau de galeries souterraines qui va jusqu’à la nappe phréatique.

 

Bande frontière entre désert et savane, sur la rive méridionale du Sahara, le Sahel se caractérise par le retour de la végétation, la rencontre des bergers nomades et de leurs troupeaux et les champs de mil des paysans sédentaires. Le Sahel connaît sa meilleure saison de mai à septembre, le reste de l’année tout est sec et l’harmattan soulève des tempêtes de poussière dans la canicule. Quand les pluies manquent, la sécheresse anéantit la végétation, les animaux meurent et le désert avance.

Le climat du Sahara, chaud, ensoleillé et aride, est caractéristique de celui d’un désert chaud, situé de part et d’autre d’un tropique.
Les températures diurnes sont très élevées, pouvant dépasser 50°C, et l’amplitude thermique entre le jour et la nuit est souvent supérieure à 35 ou 40°C.

 

Les précipitations sont très rares et irrégulières; la plupart des régions reçoivent en moyenne moins de 130mm de pluie par an, et certaines, comme le Tanezrouft ou le désert Libyque, restent plusieurs années sans pluie. Les pluies peuvent survenir sous la forme d’averses très brutales, et l’eau ruisselle dans les oueds. En Égypte, la haute vallée du Nil ne reçoit que quelques jours de pluie par an. Les précipitations augmentent dans les massifs montagneux du Hoggar et du Tibesti, et en marge du désert, surtout sous la forme d’averses estivales.

Des vents brûlants, comme le sirocco, ou plus frais, comme l’harmattan, modèlent et modifient le relief.

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